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«La cerise sur le gâteau», «Dans la cour des grands», «un pavé dans la mare»… En 2010, le site d'information rue89 relevait les 15 expressions «toutes faites» les plus employées dans la presse française. Une épidémie plus difficile à éradiquer que la grippe. Et pourtant, dans les écoles de journalisme, les profs mettent continuellement en garde contre ce « prêt à parler ».

 

L'expression toute faite, c'est un peu le « Big Mac » du langage : ce n'est ni bon, ni fin, ni mémorable, ça s'avale sans effort et ça rassasie rapidement. Mais pas durablement. Et c'est bien là le problème : l'utilisation de ces expressions contribue chaque jour un peu plus à l'appauvrissement du langage… donc de la pensée… donc de la liberté ? Dans 1984, George Orwell inventait une « novlangue » destinée à rendre impossible toute critique (et même idée de critique) de l'Etat. De là à dire qu'aligner les « partie immergée de l'iceberg » et « revoir sa copie » mène tout droit au totalitarisme, voilà un pas que je ne franchirai pas. Trop « anxiogène » (pour reprendre cet insupportable tic verbal des marketeurs).

 

Et puis l' « expression toute faite » a au moins une vertu et pas des moindres : déformée ou utilisée à mauvais escient, c'est une source inépuisable de fous rires. Pour preuve, cette pépite : un bêtisier de nos sportifs nationaux, réalisé par un journaliste de France Culture. Un bonheur.

 

 

par Gaëlle Copienne