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Discours conceptuel : attention, danger !

 

Vous souvenez vous de vos devoirs de collège ? Combien de fois était-il précisé « illustrez, donnez un exemple » ? Et bien, cette règle est toujours valable ! Qu'il s'agisse d'une présentation stratégique ou business, d'un briefing avec votre équipe, d'une interview avec un journaliste… ou même d'une scène de ménage, veillez toujours à illustrer concrètement vos propos et à éviter, autant que possible, les termes trop abstraits… (On n'a pas dit de vous justifier !).

 

Pourquoi ?

 

L'explication, une fois de plus, se trouve dans le fonctionnement de notre cerveau. Communiquer, c'est transmettre des informations d'un émetteur vers un récepteur. Le cerveau du récepteur fonctionne alors comme un téléviseur commandé par une télécommande : il se met à la recherche d'un signal, d'une image. Ces références imagées, le cerveau va les chercher dans sa « base de données » que constituent la mémoire et le savoir. Elles cherchent à créer un lien –une analogie- entre l'information reçue et une information déjà connue par le sujet : scène, objet, événement… Le cerveau réagit par rapport à ce qu'il sait déjà.

 

Si l'information reçue n'est liée à rien de concret, de vécu, ne renvoie à aucune image mentale, elle est moins bien reçue ou mémorisée par le récepteur. Les interprétations possibles ne sont pas cadrées, elles ouvrent donc un champ large, voire infini…Chacun peut entendre ou comprendre ce qu'il veut du message émis, avec toutes les conséquences que l'on imagine !

 

Choisir les bons mots, être clair quand on émet un message, est donc une nécessité si l'on veut que le message en question soit compris et retransmis le plus fidèlement possible par un autre interlocuteur.

 

De plus, une étude (Allain Paivio et John C. Yuille) a mesuré le temps mis par le récepteur d'une information pour « réagir », en fonction de la nature des mots employés. Et -sans surprise-, les associations imagées surviennent moins vite quand les mots sont abstraits que quand ils sont concrets… Autrement dit, on « pige » beaucoup plus vite un discours illustré qu'un discours théorique !

 

En résumé, un discours conceptuel ou théorique

-est perçu moins rapidement par vos interlocuteurs

-risque d'être déformé ou incompris

 

Conclusion, pour être bien et vite compris,

« Illustrez, donnez un exemple » !

 

par Béatrice Madeline